Un certificat d’excellence pour le projet Montagne du Parc

Un certificat d’excellence pour le projet Montagne du Parc

C’est une jolie récompense qu’a reçue l’équipe en charge du projet Montagne du Parc : son premier certificat BREEAM, qui témoigne de ses efforts en matière environnementale. Mais si ce label représente une étape importante, il est tout sauf une fin en soi. Explications.

BREEAM – pour Building Research Establishment Environmental Assessment Method – est l’organisme d’évaluation environnementale des bâtiments qu’a choisi la banque afin de certifier le projet Montagne du Parc et d’en valider les bonnes pratiques. Le tout selon une série de critères très stricts. La certification BREEAM est l’une des plus répandues en Europe, avec plus de 2 millions de projets à son actif et pas moins de 600.000 certificats finaux octroyés. Le projet Montagne du Parc vient donc de remporter le certificat intermédiaire 'Design Stage', accompagné qui plus est d’une mention 'excellent', généralement accordée à seulement 10% des projets. Il s’agit là de la première des deux étapes vers l’octroi du certificat définitif, délivré en fin de travaux.

Un vrai plus pour l’image de la banque…

Mais qu’implique exactement ce label ? Tout d’abord, il permet de cadrer la responsabilité environnementale du projet. "La perspective d'obtenir cette certification encourage dès le début les décideurs à offrir des espaces plus respectueux de l’environnement qui améliorent aussi le bien-être des personnes qui y travaillent ou qui utilisent les lieux, comme les occupants des commerces du bâtiment ou tout simplement les passants. L’acceptation du projet à long terme, par tous, est un facteur clé de réussite en terme de durabilité", explique Céline de Bueger (Building Performance and Certification Advisor). "Il pose des lignes directrices qui permettent à chaque niveau et à chaque moment de la vie du projet de responsabiliser et stimuler chaque acteur, qu’il s’agisse du client, de l’architecte, de l’ingénieur, de l’entrepreneur, de l’utilisateur ou encore du service de maintenance."

Ensuite, les thèmes sont transversaux et nécessitent donc l’implication de l’ensemble des métiers. "Une dizaine de thématiques sont étudiées – parmi lesquelles le management, la santé, l’énergie, le transport ou encore la pollution – et celles-ci sont évaluées de manière interdisciplinaire. Chaque spécialiste crée de la richesse à son niveau et chaque domaine vient enrichir le projet. L’architecte doit accepter de ne plus être l’unique maître-penseur et permettre l’expression de l’intelligence collective au profit de l’environnement", précise Céline de Bueger.

Enfin, il va de soi que BRE, l’organisme de certification BREEAM, est totalement indépendant et utilise des critères scientifiques concrets et tangibles, renforçant ainsi l’image et attestant l’engagement du projet évalué aux yeux du grand public.

… mais pas un but en soi

Un certificat d’excellence, c’est bien ; mais des actes concrets en faveur de l’environnement et des collectivités qui utiliseront directement ou indirectement ce bâtiment, c’est mieux. L’équipe chargée du projet ne s’est ainsi pas limitée à répondre à chaque critère repris dans cette certification.

Très tôt dans le projet, il a par exemple été décidé de rendre à la ville la rue Baron Horta et d’y installer un ascenseur pour les piétons plutôt qu’une entrée supplémentaire au parking du bâtiment. Cette rue sera d’ailleurs totalement réaménagée en place publique dans l’intérêt collectif.

Enfin, le principe du stockage saisonnier sera appliqué au bâtiment, via un énorme bassin d’eau dans les sous-sols de l’immeuble. Ce bassin permettra de chauffer ou refroidir les locaux de façon simple et économique.

L’ensemble de ces mesures additionnelles, bien que n’ayant aucun impact direct sur la labellisation BREEAM, sont des gestes forts mettant en avant l’engagement de la banque à servir les collectivités et à favoriser l’intégration urbaine et durable du futur siège social.

Vers une certification passive

Depuis les prémices du projet, l’équipe Montagne du Parc a toujours eu la ferme intention d’obtenir également la certification 'passivhaus'. Il s'agit d'un standard énergétique d’origine allemande qui se base sur des prévisions de consommation et d'étanchéité à l’air ; il est nettement plus complexe d'obtenir cette certification que de se conformer à la norme 'standard passif' définie par la région de Bruxelles-Capitale. Une pré-certification 'passivhaus' a déjà été obtenue, mais il faudra la confirmer une fois les travaux achevés.

"Notre intention était d’anticiper les évolutions du marché et d'aller au-delà du cadre légal. Mais ce certificat passif a aussi des répercussions sur le label BREEAM et confirme notre objectif de diminuer tant notre empreinte écologique que le coût opérationnel du bâtiment", conclut Céline de Bueger.